Allez tous vous faire foutre.

J'espère que tu es conscient de ce que tu as fait. J'espère que tu en es conscient. Assume. Assume tout. Parce que mes menaces, je les mettrai à exécutions. Je te pourrirai la vie, moralement, t'en pourras plus. Je te le promets. Je te ferai crever, lentement. Je te ferai comprendre à quel point je te haïs, à quel point je peux être conne. Alors assume. Tu ne peux plus reculer, tu vois. Tu pourrais presque sentir mon souffle chaud, remplit de haine, sur ta peau, tu comprends. Pourtant il y a tellement de kilomètres qui nous séparent, tu sais. Entends-tu ma plainte ? L'entends-tu ? Je ne te lâcherai pas, mon Ange. Jusqu'à ce que je t'oublie. Jusqu'à ce que j'aie accompli ma vengeance. Tu trouves ça exagéré ? Pourtant souviens-toi. Souviens-toi tout ce que tu m'as fait. Et tu comprendras ma ranc½ur envers toi. Le sang qui coule dans mes veines est remplit de haine. Je te déteste du plus profond de mon être.


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Il se tenait là, sous ce porche, recroquevillé sur lui-même. Attendant que la pluie cesse. Attendant que le jour se lève. Ses cheveux mouillés cachaient une partie de son visage, des gouttes salées lui brûlaient les yeux. Il était là depuis des heures. Ou seulement quelques minutes. Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il avait perdu toute notion, temps, espace. Que faisait-il ici ? Il ne pensait plus, pourtant trop de questions l'envahissait, il avait mal. L'endroit était silencieux, non, bruyant. La pluie martelant le sol, faisait ressurgir en lui tant de souvenirs. Vinrent se mêler des pas. Des pas légers, mais pourtant si audibles. Des pas, ses pas. Il leva la tête et l'aperçue. Elle... Rassemblant ses forces, il ouvrit sa bouche et cria. Il cria son nom. Quelques secondes s'écoulèrent sans aucune réaction de sa part. Enfin, elle se retourna, le regarda, puis s'approcha.

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Une clochette tinta dans la pièce. Un bruit sourd vint succéder le premier. L'angoisse aurait dû s'emparer de toi, pourtant elle n'en fit rien. La solitude et le désespoir s'étaient évaporés dés que tu avais commencé ce voyage. Mauvais voyage ? Non, tu te sentais bien. Dans un état second, tu ne pensais plus à tous tes problèmes. Une image te vint cependant en tête : Deux frères, aux anges, riant, heureux. Souvenir de vacances ? Ou secret enfouit au plus profond de ton être, refaisant surface ? Tu ne saurais dire. Jamais. Pourquoi jamais ? Douce et éternelle mélancolie. Elle qui te tuera. Comme elle a tué ces ancolies. Un Ecchymose se forma au niveau de ton avant-bras, on pouvait distinguer, au centre, un légère piqûre. Une toute petite piqûre. Était-ce cela la raison de ton bien-être artificiel ? La raison de ta rédemption ?


Claire.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 15:35

Modifié le samedi 28 novembre 2009 13:49

Yôh. =)

Yôh. =)
Claire - 15 ans - Rieux (31)

J'ai déjà fait de longues présentations plusieurs fois, aucunes n'étaient lu. A quoi bon continuer ? Si tu veux savoir autre chose, demande. Ou alors tu en apprendras plus sur moi au fil de ce blog.


Des questions ? Bah vas-y, te gêne pas.



Ouais c'est moi la personne immonde sur la photographie.



# Posté le mercredi 01 octobre 2008 10:36

Modifié le samedi 12 décembre 2009 09:19

Provocant ? Arrêtez avec vos tabous, les gens. ;)

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 11:54

Modifié le samedi 12 décembre 2009 09:17

Vidéo changeante.

Yop. Ici, je mettrai mes vidéos coups de c½ur. Le changement sera fait environ toutes les semaines, et selon mes envies.




Bring Me The Horizon - The Sadness Will Never End.



P'tit Patey', t'es chanceux. En plus d'avoir une putain de musique, t'as la traduction. Me remercie pas. Haha. :)


Claire.

# Posté le dimanche 24 août 2008 13:30

Modifié le samedi 28 novembre 2009 12:56

Be happy.

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Shut up. Listen, my Angel. Just listen. Listen me. Listen us. See like we were happy. See like we were alive. See all these things. And remember. Remember... I loved you my Angel. I loved you that I had never love. It was the happiness. Yeah. But I think it's over. You said "No it's not". You said... Look ! Look at me. Look at my body. Look at my heart : He's crying. He's crying, yeah. He's crying when he thinks of us. You killed my mind. You killed my soul. I'm smiling. Outside. But look inside. Just a few seconds. Come here. Don't be afraid. Come. Yeah. I'm hurting, you know. I'm bleeding, you see. I can't breathe without you, my Angel. I can't...
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Claire.

# Posté le mardi 05 mai 2009 12:01

Modifié le lundi 26 octobre 2009 09:35

« - [...] La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux ; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ca va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. A votre âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n'arrivent jamais d'ailleurs. Au mien, on n'attend plus rien... Que la mort. »
Duroy se mit à rire :
« - Bigre, vous me donnez froid dans le dos. »
Norbert de Varenne reprit :
« - Non, vous ne me comprenez pas aujourd'hui, mais vous vous rappellerez plus tard ce que je vous dis en ce moment.
« Il arrive un jour, voyez-vous, et il arrive de bonne heure pour beaucoup, où c'est fini de rire, comme on dit, parce que derrière tout ce qu'on regarde, c'est la mort qu'on aperçoit.
« Oh ! Vous ne comprenez même pas ce mot-là, vous, la mort. A votre âge, ça ne signifie rien. Au mien, il est terrible.
« Oui, on le comprend tout d'un coup, on ne sait pas pourquoi ni à propos de quoi, et alors tout change d'aspect, dans la vie. Moi, depuis quinze ans, je la sens qui me travaille comme si je portais en moi une bête rongeuse. Je l'ai sentie peu à peu, mois par mois, heure par heure, me dégrader ainsi qu'une maison qui s'écroule. Elle m'a défiguré si complètement que je ne me reconnais pas. Je n'ai plus rien de moi, de l'homme radieux, frais et fort, que j'étais à trente ans. Je l'ai vue teindre en blanc mes cheveux noirs, et avec quelle lenteur savante et méchante ! Elle m'a pris ma peau ferme, mes muscles, mes dents, tout mon corps de jadis, ne me laissant qu'une âme désespérée qu'elle enlèvera bientôt aussi.
« Oui, elle m'a émietté, la gueuse, elle a accompli doucement et terriblement la longue destruction de mon être, seconde par seconde. Et maintenant je me sens mourir en tout ce que je fais. Chaque pas m'approche d'elle, chaque mouvement, chaque souffle hâte mon odieuse besogne. Respirer, dormir, boire, manger, travailler, rêver, tout ce que nous faisons, c'est mourir. Vivre enfin, c'est mourir !
« Oh ! Vous saurez cela ! Si vous réfléchissiez seulement un quart d'heure, vous la verriez.
« Qu'attendez-vous ? De l'amour ? Encore quelques baisers, et vous serez impuissant.
« Et puis, après ? De l'argent ? Pour quoi faire ? Pour payer des femmes ? Joli bonheur ! Pour manger beaucoup, devenir obèse et crier des nuits entières sous les morsures de la goutte ?
« Et puis encore ? De la gloire ? A quoi cela sert-il quand on ne peut plus la cueillir sous forme d'amour ?
« Et puis, après ? Toujours la mort pour finir.
« Moi, maintenant, je la vois de si près que j'ai souvent envie d'étendre les bras pour la repousser. Elle couvre la terre et emplit l'espace. Je la découvre partout. Les petites bêtes écrasées sur les routes, les feuilles qui tombent, le poil blanc aperçu dans la barbe d'un ami, me ravagent le c½ur et me crie : « La voilà ! »
« Elle me gâte tout ce que je fais, tout ce que je vois, ce que je mange et ce que je bois, tout ce que j'aime, les clairs de lune, les levers de soleil, si doux à respirer ! »
[...]
« Et jamais un être ne revient, jamais... On garde les moules des statues, les empreintes qui refont toujours des objets pareils ; mais mon corps, mon visage, mes pensées, mes désirs ne reparaîtrons jamais. Et pourtant il naîtra des millions, des milliards d'être qui auront dans quelques centimètres carrés un nez, des yeux, un front comme moi, sans que jamais je revienne, moi, sans que jamais même quelque chose de moi reconnaissable reparaisse dans ces créatures innombrables et différentes, indéfiniment différentes bien que pareilles à peu près.
« A quoi se rattacher ? Vers qui jeter des cris de détresse ? A quoi pouvons-nous croire ?
« Toutes les religions sont stupides, avec leur morale puérile et leurs promesses égoïstes, monstrueusement bêtes.
« La mort seule est certaine. »
[...]
« -Mais aussi vous sentirez l'effroyable détresse des désespérés. Vous vous débattrez, éperdu, noyé, dans les incertitudes. Vous crierez « A l'aide »de tous les côtés, et personne ne vous répondra. Vous tendrez les bras, vous appellerez pour être secouru, aimé, consolé, sauvé ! Et personne ne viendra.

Extrait de Bel-Ami, Maupassant.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 12:49

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 15:29